Marche du 20 décembre à Cattenom

jeudi 21 décembre 2017 ,par Dominique Picazo, Gérard Bémer

Guide : Gérard Bemer

Cattenom, 14h… un ciel gris et bas, une désagréable petite pluie fine, bref pas un temps idyllique pour marcher, et pourtant nous sommes 14 marcheurs(euses) au départ de cette balade de 9.5km. La pluie cessant, direction le bord de la Moselle, où nous pouvons constater que les travaux de construction du nouveau pont devant remplacer le pont métallique existant sont en cours.
Après avoir cheminé le long d’une boucle de la Moselle, nous obliquons à gauche vers les sablières qui accueillent parfois des oiseaux intéressants comme les oies des moissons et rieuses et les cygnes tuberculés, chanteurs et de Bewick. Les gravières sont fréquentées en période de migration par la rémiz penduline mais de façon moins régulière qu’au début des années 1990.
Petite pause au bord de l’eau pour une distribution de friandises et de spritz par Gérard et Bernard, avant de continuer vers Sentzich, et finalement rejoindre la route du retour vers nos véhicules, après ce bon bol d’air ……. épargnés par la pluie.
Merci à Gérard pour la balade.

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https://flow.polar.com/training/analysis/2021881834]

UN PONT ENTRE LA NORMANDIE ET LA MOSELLE
En juin 1943, les stratèges alliés prévoient la construction de deux ports pour le débarquement en Normandie. Baptisés Mulberry, ces ports sont constitués de différents éléments préfabriqués en Angleterre, et remorqués à travers la Manche. L’un est installé dans le secteur anglais à Arromanches, l’autre devant St Laurent à Omaha Beach. Chaque travée, large de 3,50 mètres, comportait trois passages : de chaque côté, des pistes métalliques cannelées destinées à la progression des chars et, au milieu, un passage en lattes de bois pour les fantassins.
Ces ports étaient composés de plusieurs éléments : d’abord de brises-lames flottants : les « Bombardons » à des intervalles de 400m. A l’intérieur du port, une digue était installée au moyen de cais-sons Phoenix en béton. Puis des vieux navires étaient coulés en eau peu profonde pour former la troisième ligne. Enfin venaient les « whales » (littéralement « baleines ») ou chaussée flottante métallique pour relier la terre ferme.
La construction des deux ports débutera dès le 7 juin, malheureusement le 19, une tempête d’une rare violence détruira le port américain d’Omaha. Le port britannique d’Arromanches sera réparé et fonctionnera jusqu’en novembre 44.
Après 1945, les parties métalliques sont vendues ou cédées et environ 180 d’entre elles furent réutilisées pour permettre le passage de rivières à l’intérieur des terres.

Le pont de Cattenom permet le franchissement de la Moselle entre Thionville et Sierck et est situé sur les bans communaux de Cattenom et Koenigsmacker. Des deux ponts historiques situés en amont, à Malling et Sierck, détruits en 1944, seul celui de Sierck avait été remplacé par une passerelle provisoire.
L’ouvrage de Cattenom succèdait à un ancien bac en bois qui avait échappé, lui, aux bombardements. Il fut supprimé par les services de la navigation après la canalisation de la Moselle à la fin des années 1950.
La construction du pont de Cattenom répondait à une nécessité urgente : du fait de sa canalisation et donc du creusement de son lit, la Moselle était devenue infranchissable pour les bacs.
En 1965, afin de parer au plus pressé et sans financer un véritable ouvrage d’art, les instances locales de Cattenom dénichèrent du côté de Sarrebourg une passerelle métallique, ou « whale » , pouvant servir de pont, une solution rapide et économique pour rétablir les voies de communication entre Cattenom et Koenigsmacker. Cette passerelle provient du port artificiel d’Arromanches construit sur la côte normande pendant la Seconde Guerre mondiale pour permettre l’approvisionnement des Alliés dans les jours qui suivirent le débarquement en Normandie en juin 1944.
Ce pont métallique à cinq travées, chacune composée de deux poutres latérales métalliques en forme de « baleines », mesure 125 mètres de longueur totale et supporte un trafic d’environ 4500 véhicules par jour, permettant de franchir la Moselle par une circulation alternée.

Double sens, enfin !
Le pont métallique qui enjambe la Moselle entre Cattenom et Kœnigsmacker est prêt pour le musée. L’ouvrage construit par les Alliés pour le débarquement en Normandie va être démantelé et retournera à son port d’attache : Arromanches. La valeur patrimoniale de l’équipement étant indéniable, la commune de Cattenom conservera une travée. Elle servira de passerelle, au-dessus de la Kissel. Le fort Maginot du Hackenberg, à Veckring, souhaite aussi sa part d’Histoire : une partie de ce pont pas comme les autres enrichira ses collections.
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Le Département engage la construction d’un nouvel ouvrage, comme il l’avait promis de longue date. Sur le schéma, le futur pont affiche des proportions généreuses. Ses deux travées permettront une circulation dans les deux sens. Un vrai luxe comparé au corridor actuel qui impose une circulation alternée avec tout ce que cela suppose d’inconvénients : insécurité, attente au feu rouge, engorgement…
Une voie piétonne et une vraie voie cyclo piétonne (2,5 mètres de large) sont également attendues. Cela facilitera la liaison avec la véloroute Charles-le-Téméraire.
Sur le plan esthétique, l’architecte a privilégié le béton mais aussi des poutres métalliques comme pour rappeler la forme des "baleines" du pont historique.
Peu de dérangements
Le nouvel ouvrage sera construit à côté de l’actuel : la circulation sera donc maintenue sauf à de rares occasions. « Il n’y aura que peu de coupures totales de circulation. Et encore, elles seront limitées », assure le coordonnateur du chantier pour le Département.

La construction d’une pile centrale débutera au printemps ; la mise en place de la structure porteuse est attendue à l’automne. Les travaux de superstructures, d’équipement du pont et de voirie sont programmés au printemps 2019.
Sauf dérapage incontrôlé du planning, le chantier doit s’achever au début de l’hiver 2019.

 

Un jour de sentier,
une semaine de santé.


 

 

 

 

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