Marche du 13 juillet à Dudelange

lundi 18 juillet 2016 ,par Dominique Picazo, Philippe Pierson

Nous étions 20, pour cette balade de 11 km au départ de Dudelange. Ce magnifique parcours à travers la réserve naturelle du Haard- Hesselbierg-Staebierg, nous a remis en mémoire un peu de l’histoire industrielle de la région et fait découvrir avec le site du Mont St Jean, pour la majorité d’entre nous, un peu de la « grande histoire » de cette région.
Comme nous avons pu le constater, la traversée de la réserve naturelle offre en alternance au randonneur une variété de paysages, intégrant les anciennes exploitations à ciel ouvert, les paysages ruraux, et les forêts semi-naturelles, constituant ainsi le charme particulier du site.

A cet égard, et à cause de sa très grande importance écologique et de son paysage particulier, la région du « Haard- Hesselbierg-Staebierg. », a été déclarée officiellement réserve naturelle nationale en 1994. Cette réserve se situe sur les territoires des trois communes de Dudelange, Kayl, et Rumelange. Une grande partie de la zone est composée d’anciennes surfaces d’exploitation à ciel ouvert, desquelles la minette fut exploitée. Après la fermeture des mines, et la cessation de l’exploitation, le terrain a été livré à lui-même, ç à d au développement naturel de la végétation. Les pelouses semi-sèches et les pelouses pionnières se sont transformées en paradis pour des plantes et animaux rares.
Témoins de l’époque de l’exploitation minière nous avons ainsi pu observer, entrées de mine, ancien crassier, carrières et fronts de taille, qui marquent encore le paysage.
Les blocs de laitier observés aux abords du plateau du Haard ont été transportés sur des rails avec des « Humpen », wagonnets à récipient basculant, remplis de laitier encore liquide.

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A noter que la réserve, possède un des plus longs, plus hauts et impressionnants fronts de taille d’ Europe, modelé uniquement par l’intervention de l’homme dans le paysage à travers l’exploitation à ciel ouvert de la minette.

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Poursuivant la balade, après avoir traversé la route de Kayl, le groupe a gravi la colline dénommée le « Mont St Jean » dont le sommet « culmine » à 410m d’altitude……. .
Plantée au sommet de la colline, une tour ouverte, intégrant en son centre une cage d’escaliers (130 environ), permet d’accéder à la plate-forme supérieure, offrant une vue magnifique sur toute la région récompensant ainsi l’effort fourni.
Après cette superbe et enrichissante balade, retour aux véhicules, une fois de plus ….sans la pluie (ou si peu) malgré la menace.

Merci à Philippe pour cette belle sortie
Texte et photos : Dominique Picazo

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Le Mont Saint-Jean lés Dudelange
Le Mont Saint-Jean, situé sur la commune de Dudelange (en luxembourgeois : Gehaansbierg, de Johannisberg) est une colline, où persistent les ruines d’un château fort, mais c’est également un site religieux où, chaque année, une procession se déroule à la Saint-Jean en l’honneur des coutumes ancestrales, dernier souvenir d’un passé révolu.
Depuis toujours, le Mont Saint-Jean était un point d’attraction religieux. L’église dédiée à Saint Jean Baptiste figurait au début comme église-mère pour les paroisses des alentours.
De 1464 à 1542 le mont était le siège d’une commanderie de l’ordre des hospitaliers de St. Jean de Jérusalem. Richement dotée (la grande dîme) ses sept prêtres pouvaient accueillir, loger et nourrir sept pauvres de la paroisse.
Après la destruction du château fort et de l’église, la Saint Jean, le 24 juin, demeurait un jour de fête. D’habitude, le mont était habité par un ermite qui lisait la messe dans la chapelle.
Dans sa Historia luxemburgensis, Jean Bertels, futur prieur de l’abbaye d’Echternach fournit une description de la procession en l’honneur de Saint Jean au 16e siècle. Elle n’était pas seulement réputée par le nombre impressionnant de fidèles qui s’amenaient vers le Mont, mais également par les nombreux malades, qui en dansant sur les mélodies de différents instruments invoquaient l’aide du Saint jusqu’au moment où ils tombaient par terre, terrassés par la fatigue (ressemblances frappantes avec la procession dansante d’Echternach).
La fête était souvent accompagnée d’un marché sur la hauteur, telle qu’il en résulte des textes d’archive ainsi que des nombreux fragments de poterie et des petites monnaies mis au jour par les fouilles.
Le Chemin de la Croix, qui mène au sommet, constitué de sept édicules, fut érigé par un frère ermite au XVIIIe siècle et représentait le thème des sept chutes. À la suite de sa destruction survenue en 1794, le curé Wolf modifia dix ans après le parcours d’origine en l’étendant à quatorze stations.
En 1892, les sept stations actuelles furent érigées.
De nos jours, la procession annuelle de la Saint Jean nous rappelle cette tradition plus que séculaire.

Le château fort
Pour le moment, on ne dispose pas de données concrètes sur la création et l’aspect du premier château au Mont Saint-Jean. Les fouilles ont dégagé des substructures gallo-romaines qui précédaient les fortifications médiévales.
Le premier château, un château de plaine, se trouvait à Dudelange. Appartenant aux seigneurs de Gymnich il fut détruit vers 1400 par le duc Robert de Bar.
Au début du 15e siècle, fut entamé la construction du château fort. Les murs dégagés lors des fouilles montre nettement différentes périodes de construction culminant dans le château fort du 16e (styles gothique et Renaissance).
Les pierres taillées et les sculptures dégagées prouvent que les seigneurs de Gynmich, Boulay, Neufchâtel, Hunolstein et Isembourg investissaient beaucoup dans les fortifications et le luxe de leur château. Divers documents le qualifient de très forte place - gewaltiges Kastell - sehr berühmte Schlossfeste. Il devrait souffrir lourdement quand à partir de 1542, les rois de France François 1er et Henri II faisaient la guerre à l’empereur Charles Quint, quand il fut conquis et reconquis à plusieurs reprises avant sa destruction en 1552 qui lui enleva toute valeur stratégique.
Par la suite, les ruines faisaient fonction de carrière pour les villages des environs. À partir des années 70, les Amis de l’Histoire de Dudelange et du Mont Saint-Jean déblayaient les vestiges du château fort et pouvaient dégager les fondements de diverses tours, du palais, des habitations, des écuries et des dépendances ; trois puits et une citerne furent partiellement fouillés. Les fossés et l’accès au château fort sont toujours visibles.
Mais le château fort garde encore maints secrets comme celui de la demoiselle du Mont Saint-Jean qui transformée en serpent attend son sauveur tous les sept ans.

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Un jour de sentier,
une semaine de santé.


 

 

 

 

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